• Histoire du Syndicat du Cher

     

    Le Syndicat du Cher est un Syndicat mixte qui existe depuis 1952, et qui gère une partie du Cher depuis 1955 par délégation de l'Etat.

    Il est composé de 17 communes et d'une Communauté Urbaine.

    En Indre-et-Loire : Communauté Urbaine Tour(s) Plus, Larcay, Véretz, Azay-sur-Cher, Athée-sur-Cher, Saint-Martin-le-Beau, Dierre, La-Croix-en-Touraine, Bléré, Civray-de-Touraine, Chenonceaux, Civray-de-Touraine, Chisseaux, Francueil,

    En Loir-et-Cher : Chissay-en-Touraine, Saint-Georges-sur-Cher, Montrichard Val de Cher (qui rassemble les communes de Montrichard et Bourré), Faverolles-sur-Cher, Saint-Julien-de-Chédon.

    Pour en savoir plus sur son histoire vous pouvez :

    - lire les détails ci-dessous,

    - ou télécharger le document de présentation (pdf).

     

    • La création du Syndicat du Cher canalisé et la concession

      La partie aval du Cher, de Saint-Aignan à Tours, a été aménagée pour la navigation commerciale au milieu du 19e siècle. Sur plus de 60 km, seize barrages mobiles de régulation ont été construits, avec un système révolutionnaire pour l'époque, le barrage à aiguilles. À chaque barrage, sont accolés une écluse et une maison éclusière de fonction.

      Comme sur les autres grandes rivières françaises, a fortiori navigables, c'est l’État qui a assuré la gestion de cette rivière.

      Ceci jusqu'à la fin de la navigation commerciale, qui a doucement périclité depuis le début du 20e siècle, comme sur le reste du bassin de la Loire. Après la deuxième Guerre Mondiale, l’État a décidé qu'il ne voulait plus s'occuper du Cher en tant que voie navigable.

      Les collectivités, souhaitant que la rivière ne soit pas abandonnée, décident d'en prendre la gestion. Dans cette décentralisation avant l'heure, en 1955, le Cher canalisé est concédé pour une durée de 50 ans aux Conseils Généraux d'Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher. Ces derniers rétrocèdent la gestion à deux syndicats intercommunaux, un par département.

      Celui d'Indre-et-Loire est créé à cet effet en 1952 avec 15 communes, et reçoit la gestion de la rivière le 26 juillet 1955 par décret.

      Rapidement, les écluses sont fermées à la navigation, qui existe néanmoins, mais par bief, notamment avec des sports nautiques. Les plans d'eau créés par les barrages sont propices à la pêche et au développement de cultures irriguées dans la vallée.

       

    • Le projet de remise en navigation

      Dans les années 1980, le tourisme fluvial se développe dans toute l'Europe. Puisque la gestion des barrages coûte de l'argent, les collectivités locales décident de remettre en fonctionnement les écluses et d'aménager la rivière pour la navigation.

      Ceci conduira à de nombreux investissements : construction de portes sur 14 écluses, rénovation de barrages, de quais, de cales, construction de quais et pontons, rénovation de certaines maisons éclusières.

      Le développement touristique se fera avec l'arrivée des bateaux à passagers et de bateaux habitables, tout en maintenant voire en développant les pratiques de sports nautiques.

      À la fin des années 1990, pour sécuriser l'exploitation et augmenter le temps de navigation, il est décidé de moderniser les barrages manuels. Les travaux commenceront dans le Loir-et-Cher, mais seront abandonnés. Cette décision va conduire à un arrêt brutal du développement et à la disparition du Syndicat du Cher canalisé de Loir-et-Cher.

      Lors de ces travaux, les barrages modernes sont réalisés sur 2 sites.

       

    • La fin de la concession et l'AOT

      En 2005, après ce coup d'arrêt, la concession se termine, alors qu'une loi prévoit que l’État transfère la propriété du Cher aux Collectivités. Dans le même temps, les textes renforcent la prise en compte de l'environnement dans la gestion de la rivière.

      L’État ne souhaite donc pas délivrer de concession de longue durée, mais les collectivités ne sont pas prêtes à devenir propriétaires.

      La solution d'attente sera de déléguer directement la gestion du Cher au Syndicat du Cher canalisé, sous la forme d'une Autorisation d'Occupation Temporaire (AOT) du Domaine Public Fluvial.

      C'est cet acte qui est en vigueur actuellement.

       

    • L'affirmation d'une identité

      En 2009, le Syndicat affirme son projet sous le titre " Restauration et préservation de l'identité du Cher canalisé"

        " Le Syndicat du Cher canalisé, gestionnaire technique, mais aussi promoteur du tourisme fluvial depuis 20 ans, affirme sa volonté de contribuer activement au développement des activités de tourisme et de loisirs en Vallée du Cher.

      Le Syndicat du Cher canalisé déclare fondamentale la valeur patrimoniale des ouvrages de navigation et des paysages qu'ils créent et veut contribuer à la mise en valeur de ce patrimoine historique.

      Le Syndicat croit au développement du tourisme fluvial et des activités nautiques de loisirs sur le Cher, et notamment sur sa partie canalisée, dont les retombées économiques sont certaines. Il prône l'extension de la section navigable jusqu’à Tours et le rétablissement de la navigation jusqu'au Canal de Berry.

       [...]

      Le Syndicat souhaite le développement des équipements d'accueil et d'information, la rénovation des maisons éclusières, la rénovation ou l'équipement des écluses.

      Il souhaite favoriser le développement de la navigation, qu'il s'agisse d'activités publiques, associatives ou professionnelles, qu'il s'agisse de l'accueil des touristes, des pratiques sportives ou du plaisir de la population locale.

      Le Syndicat du Cher canalisé déclare que l'amélioration de la qualité écologique passe aussi par l'entretien du lit, des berges ou des annexes hydrauliques.

      Le Syndicat exprime sa volonté de favoriser les activités de tourisme et de loisirs sur les bords du Cher, notamment la pêche et les randonnées (à pied, à vélo…).

      Il prône le développement de ces activités, en liaison avec celles en bord de Loire, le développement de projets communs avec la navigation, dans le respect des pratiques et des droits de chacun.

        [...]

       Le Syndicat du Cher canalisé déclare vouloir œuvrer activement à l'épanouissement d'un projet de développement durable sur le Cher, par le développement des activités économiques et touristiques, par le développement des activités de sports et de loisirs pour la population locale, par l'amélioration de la qualité écologique de la rivière et par le respect de son patrimoine. " 

       

    • Le Syndicat devient interdépartemental

      Suite à la dissolution du Syndicat du Cher canalisé de Loir-et-Cher, les communes sur le territoire desquelles subsiste un barrage à aiguilles décident de le gérer directement.

      En 2010, une discussion s'engage pour une adhésion de ces communes au Syndicat du Cher canalisé d'Indre-et-Loire.

      Cette adhésion de 5 communes3 de Loir-et-Cher est avalisée à l'unanimité par les 15 communes déjà membres et devient effective le 1er janvier 2011.

      Depuis, le Syndicat du Cher canalisé a supprimé la mention Indre-et-Loire, et dispose d'une AOT dans le Loir-et-Cher pour 3 barrages à aiguilles et les biefs qui y sont associés.

      Le Syndicat du Cher canalisé est donc l'unique gestionnaire des 10 barrages à aiguilles restant sur le tracé historique.

      La commune de Saint-Georges-sur-Cher adhère en 2016.

      En 2017, la Communauté Urbaine remplace les communes de Saint-Avertin, Saint-Pierre-des-Corps et Tours.