• En savoir plus sur le report de la réparation du barrage de Bléré

    Le Syndicat du Cher canalisé avait annoncé qu'il envisageait une réparation du barrage de Bléré le mardi 08 juillet 2014, en précisant dès le départ que cela était conditionné par les niveaux d'eau.

     A la suite d'une montée du Cher et de ses affluents, le Syndicat a annoncé lundi 07 juillet le report de l'opération.

     L'annonce du report des travaux de réparation du barrage de Bléré a fait réagir, parfois négativement.

     Voici nos explications.

     

     Il a notamment été écrit que les conditions hydrauliques auraient été meilleures que lorsque la réparation du barrage de Civray a été effectuée.

    Nous nous interrogeons sur les sources de ces informations.

     Lors des travaux de 2013, les niveaux d'eau mesurés sur le Cher en septembre et octobre 2013 ont été enregistrés et conservés par le Syndicat.

     C'est donc bien sur les références chiffrées des travaux de 2013 que le Syndicat s'est basé pour prendre une décision, et non sur une quelconque impression "de mémoire".

     

     Néanmoins l'interprétation des niveaux mesurés en amont est parfois difficile et incertaine, notamment lorsque plusieurs cours d'eau montent en même temps comme ce fut le cas ces derniers jours.

     La prédiction reste difficile. Dimanche soir, nous étions prêts à maintenir l'opération, avec un doute suffisant pour reporter la décision à lundi matin. C'est lundi matin que la décision de report a été prise, au vu de la montée du Cher en amont dans la nuit de dimanche à lundi.

     Avec le recul, les niveaux observés dans la nuit de lundi à mardi aux stations de mesure, et sur le terrain ce mardi, montrent que le débit du Cher est légèrement supérieur ce mardi à celui qui existait lors de la réparation du barrage de Civray.

     C'est plus facile à dire après qu'avant. Le Syndicat ne souhaite pas entrer dans une "guerre des cm" avec d'autres personnes, et réaffirme qu'il tient compte des mesures précises relevées en 2013.

     

    Il convient de rappeler aussi qu'un changement de longrine dans l'eau est un pis-aller, et ne doit pas être un objectif. Il est clair que les niveaux aujourd'hui sont supérieurs à ceux mesurés lors des réparation de barrage de Vallagon, de Montrichard et de Chissay.

     La préparation des chantiers doit par ailleurs se faire plusieurs jours avant, car le Syndicat a besoin d'aide lors des travaux. En cette période estivale, les services techniques des communes membres peuvent manquer de personnel, néanmoins plusieurs communes avaient fait l'effort de prévoir du personnel pour le chantier.

     Il n'est pas concevable pour le Syndicat de mobiliser des agents communaux toute la journée s'il n'y pas un minimum de chances de réussite du chantier. Cette probabilité n'était pas atteinte pour Bléré, les faits (pour cette fois) nous ont donné raison.

     

    Jean-Louis Chéry et Vincent Loison.

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